Conférenciers d’honneur
Alex Sevnigy
L’intelligence artificielle transforme rapidement la façon dont les établissements recueillent, analysent, interprètent et communiquent les données. Pendant cette conférence, Alex Sévigny explorera comment l’IA, l’analytique et les interfaces de langage naturel refaçonnent le soutien à la prise de décisions, les communications stratégiques et la planification institutionnelle. S’appuyant sur des recherches, des études de cas concrets et son expérience pratique, il examinera les possibilités d’utiliser l’IA pour transformer les données en informations exploitables, tout en abordant les questions de la confiance, de l’éthique, de la gouvernance et de préparation organisationnelle. Cette présentation aidera les professionnels de la recherche et de la planification institutionnelles à comprendre comment aborder cette nouvelle ère de manière responsable et stratégique.
Alex Sevnigy
Alex Sévigny, Ph. D., APR, est professeur permanent adjoint en gestion des communications à l’Université McMaster de Hamilton, en Ontario, et directeur du MCM Research Lab. Ses travaux explorent ce que la science des données, l’intelligence artificielle, l’analytique et la transformation numérique peuvent apporter à la gestion des communications, aux stratégies en la matière et à la prise de décisions organisationnelle. Il enseigne au programme mondialement reconnu des maîtres de la gestion des communications (MCM) de l’Université McMaster, où il donne à des cadres de direction des cours sur la science des données, l’IA, l’analytique et la transformation numérique.
Alex est un spécialiste international de l’IA, des stratégies numériques et de la science des données appliquées au travail des communicateurs et des professionnels du marketing. Outre ses activités universitaires, Alex agit aussi à titre de conseiller et de formateur auprès de gouvernements, de membres du personnel politique, d’OBNL d’universités et de sociétés internationales au Canada et à l’étranger. Il a notamment travaillé avec des organismes basés en Asie, au Moyen-Orient, au Canada et aux États-Unis. Son travail de conseiller et de formateur l’a notamment amené à travailler avec des organismes basés en Asie, au Moyen-Orient, au Canada et aux États-Unis ainsi que dans le secteur public et auprès d’organismes professionnels tels que la Banque du Canada, la Société canadienne d’hypothèques et de logement, l’Agence des médicaments du Canada, l’Ontario Medical Association, l’Université de Toronto, l’Université Western et l’Université McMaster.
Alex a réalisé ses premiers travaux de recherche en intelligence artificielle pendant son doctorat en linguistique computationnelle lorsqu’il a créé un modèle de compréhension du langage naturel mot à mot pour le français. Il a aussi corédigé un dictionnaire numérique du micmac et publié des articles sur la façon dont l’IA influence les communications et le marketing. Il est l’éditeur en chef du Journal of Professional Communications, qu’il a cofondé, et publiera prochainement un livre expliquant comment l’intelligence artificielle, les médias numériques et la science des données transforment la gestion des communications.
Dwayne Benjamin
Les retombées économiques de l’éducation sont largement utilisées pour orienter les choix des étudiants, justifier les politiques publiques et façonner la planification institutionnelle. Pourtant, les données factuelles qui sous-tendent ces affirmations sont souvent moins solides — et plus difficiles à interpréter — que ne le laissent supposer ces utilisations. Cette présentation examine comment les progrès réalisés dans le domaine des données croisées, qui combinent des sources institutionnelles, administratives et issues d’enquêtes, ont élargi le champ des mesures possibles tout en mettant en évidence d’importantes limites quant à ce qui peut être affirmé de manière crédible. S’appuyant sur des exemples tirés du Canada et des États-Unis, notamment des initiatives politiques telles que le « College Scorecard » américain, la présentation explore l’écart entre les données factuelles et la responsabilité, et examine comment la recherche institutionnelle peut mieux soutenir la prise de décision en situation d’incertitude.
Dwayne Benjamin
Dwayne Benjamin est économiste du travail et professeur d’économie à l’Université de Toronto, où il enseigne depuis 1989. Il est diplômé de l’Université de Toronto et de l’Université Princeton. Ses premiers travaux de recherche et d’enseignement portaient sur les marchés du travail dans divers contextes, notamment les marchés agricoles en Asie et la politique du marché du travail au Canada. L’un de ses tout premiers projets consistait en une étude institutionnelle établissant un lien entre les dossiers de candidature et d’admission au secondaire et les résultats des élèves en introduction à l’économie — une analyse destinée à éclairer les politiques en matière de prérequis et une première manifestation de la recherche institutionnelle appliquée qui continue de façonner son travail.
Parallèlement à sa carrière universitaire, le professeur Benjamin a occupé plusieurs postes de direction à l’Université de Toronto, notamment celui de vice-doyen des études supérieures et, plus récemment, celui de vice-recteur chargé de la gestion stratégique de l’effectif. À ces postes, il a supervisé la stratégie concernant l’effectif, les admissions, l’aide financière et le registrariat, en s’appuyant largement sur les données institutionnelles pour soutenir la planification et la prise de décision. Il a également présidé le Reporting and Analytics Council, contribuant ainsi à la recherche institutionnelle et au cadre de gouvernance des données de l’université.
Son expérience en enseignement supérieur a nourri ses recherches sur les débouchés professionnels des doctorants et il a collaboré avec des étudiants de troisième cycle pour appliquer des cadres économiques aux données institutionnelles, à la fois pour soutenir la gestion stratégique de l’effectif et l’économie de l’enseignement supérieur. Ses recherches actuelles approfondissent ces travaux en analysant la rentabilité économique de différents types de compétences, les parcours scolaires et professionnels, ainsi que les liens entre le marché du travail et le personnel militaire — notamment en matière de recrutement, de maintien en poste et de transition.
Heidi Northwood
Une conjoncture de facteurs internes et externes a conduit l’Université Wilfrid-Laurier à revoir ses structures académiques et ses programmes d’études, son modèle budgétaire ainsi que ses stratégies de viabilité financière. Cela implique des données. Mais lesquelles? Et qui devrait y avoir accès lorsqu’il y a examen et refonte des curriculums, lorsque des stratégies de recrutement et de maintien aux études sont élaborées, lorsque les « résultats financiers » des départements sont examinés et comparés, et lorsque de nouveaux processus sont créés pour assurer la viabilité financière à long terme? Cette présentation traitera des démarches entreprises par l’Université Wilfrid-Laurier pour voir à ce que les bonnes données soient accessibles aux dirigeants afin que les décisions prises aujourd’hui par l’établissement le positionnent avantageusement face à une multitude de scénarios futurs.
Heidi Northwood
Heidi Northwood, Ph. D., est vice-rectrice principale à l’enseignement à l’Université Wilfrid-Laurier, où elle exerce son leadership auprès des multiples campus de l’établissement. Dans ces fonctions, elle fait progresser des initiatives stratégiques favorisant la réussite académique et le sentiment d’appartenance, tant pour les étudiants que pour les enseignants. Elle concentre ses efforts sur des initiatives de maintien aux études, la gestion stratégique de l’effectif, le développement des nouveaux programmes de premier cycle et d’études supérieures, les partenariats et les trajectoires universitaires et l’apprentissage expérientiel. Elle est également codirectrice du budget de l’université.
Avant d’être nommée vice-rectrice principale, Mme Northwood a été agente de la haute direction au campus Brantford de l’Université Wilfrid-Laurier et agente de la haute direction à la stratégie internationale. À ces postes, elle a soutenu la croissance et la planification des campus, renforcé la communauté et les partenariats internationaux et contribué à des initiatives stratégiques et internationales touchant l’ensemble de l’établissement. Elle a auparavant été la première doyenne de la Faculté des arts libéraux de l’Université Wilfrid-Laurier, où elle a joué un rôle clé dans la mise en place d’une nouvelle faculté, dans la promotion de l’enseignement et de la recherche interdisciplinaires et dans le développement de communautés universitaires collaboratives.
Avant de se joindre à l’Université Wilfrid-Laurier en 2014, elle a été membre du corps enseignant de la Faculté de philosophie de la Nazareth University de Rochester, dans l’État de New York, pendant 18 ans. Son domaine de spécialité est la philosophie de la Grèce antique et ses recherches actuelles portent sur l’éthique et les politiques d’Aristote.
Deborah Williams
L’initiative du programme d’économie de l’Université de l’Alberta répond au besoin d’obtenir de meilleures données pour appuyer les décisions concernant la durabilité et la croissance des programmes d’étude. Cette initiative vise à fournir aux responsables, qui doivent composer avec une baisse du financement public, des restrictions en matière de droits de scolarité et un nouveau modèle budgétaire interne, les informations financières nécessaires pour prendre des décisions d’investissement éclairées et appréhender le coût réel de la prestation pédagogique. Cette présentation traitera de l’origine, de la structure de gouvernance et de l’approche adoptée par l’Université de l’Alberta en ce qui a trait à l’économie des programmes.
Deborah Williams
À titre de vice-rectrice adjointe et agente principale des données et de l’analyse à l’Université de l’Alberta, Deborah dirige les activités de gouvernance des informations institutionnelles, d’analytique et de production de rapports de l’établissement. Son expérience antérieure couvre divers postes de direction, notamment des fonctions de supervision telles que l’audit et la divulgation sécurisée.
Elle excelle à établir des relations avec les cadres supérieurs et les clients pour élaborer de façon proactive des produits d’analyse qui répondent aux besoins des organismes. Elle a aidé l’établissement à faire évoluer sa culture de la prise de décision fondée sur les données, à mettre en œuvre des programmes de formation sur l’aspect technique et le contenu des données et est brillamment parvenue à présenter des résultats d’analyse complexes de façon accessible. Importante innovatrice, elle a bonifié et automatisé la production de rapports institutionnels, épargnant d’importants efforts à l’université, et elle continue de générer des changements. En tant qu’agente principale des données et de l’analyse, elle dirige l’élaboration de pratiques robustes en matière de gouvernance des données pour assurer la qualité et la sécurité nécessaire. En ce moment, son équipe s’affaire à migrer vers un environnement infonuagique sécurisé pour favoriser l’extensibilité, la collaboration et l’exploitation des capacités analytiques modernes.
Brent Arnold
L’IA transforme déjà nos méthodes de recherche, d’enseignement et de travail, mais la plupart des établissements cherchent encore à déterminer comment l’utiliser de manière sûre et stratégique. Cette présentation va droit au but en proposant des conseils pratiques pour choisir les bons outils d’IA, encadrer leur utilisation et éviter les risques réels. Elle aborde également une question plus large : comment les universités préparent-elles les étudiants à des emplois qui disparaissent, évoluent ou n’existent pas encore? Vous assisterez à une conversation franche et tournée vers l’avenir sur le rôle de l’enseignement supérieur dans un monde dominé par l’IA, et sur ce qui doit changer dès maintenant.
Brent Arnold
Brent J. Arnold est un avocat plaidant chevronné qui compte plus de 20 ans d’expérience et se spécialise dans la cybersécurité, la protection de la vie privée et le contentieux commercial. Il a plaidé devant toutes les instances judiciaires de l’Ontario, y compris la Cour suprême du Canada, et figure dans les classements Best Lawyers™ du Canada et dans le Lexpert Directory. Brent est un leader d’opinion et un conférencier respecté. Il occupe le poste de président de la Canadian Internet Society et exerce des fonctions de direction au sein de plusieurs organismes juridiques et technologiques. Son expertise se situe à la croisée du droit et de la technologie, domaine dans lequel il fournit des conseils pratiques sur la gestion des litiges complexes, des cyberrisques et des mesures à prendre en cas de violation de données.
Brent est un conférencier très sollicité; il a été cité dans les principaux journaux nationaux, est intervenu à plusieurs reprises sur les ondes télé et radio de la CBC et anime le podcast « Net Positive ». Brent a occupé des postes de direction au sein de l’Association du Barreau canadien, de l’Association du Barreau de l’Ontario, de l’Advocates’ Society, de l’Association internationale des avocats de la défense et du Defense Research Institute. Il préside actuellement la Canadian Internet Society, un groupe de réflexion qui milite en faveur d’un accès à Internet ouvert, accessible, abordable et sécuritaire pour les Canadiens.
